Le
LASIK est un procédé de correction de la vue au
laser d'un large éventail de défauts de la
réfraction, tels que la
myopie,
l'hypermétropie et
l'astigmatisme.
LASIK : acronyme de Laser in Situ Keratomileusis. Le nom fait
référence à l'utilisation d'un laser pour
remodeler la cornée sans envahir les couches adjacentes de
cellules. In situ : mot grec qui signifie « à
l'endroit normal » ou « normal ». Sur le plan
médical, les procédés in situ se confinent au
site d'origine sans invasion des tissus voisins. Kerato signifie
« cornée » en grec, et mileusis signifie «
former ».
Le
LASIK est pratiqué à l'échelle
internationale depuis une dizaine d'années. La
première intervention remonte à 1995, lors d'essais
cliniques menés aux États-Unis. Fait à noter,
les principaux éléments du procédé ont
une
longue histoire puisque l'on remodèle la cornée
depuis plus de 50 ans. Les ophtalmologistes sont en mesure de
créer une couche de tissu de protection depuis plus de 35
ans et utilisent le laser excimère depuis les années
80.
Le
LASIK combine la précision du
laser excimère utilisé pour la
KPR à la technique du lambeau cornéen. Il permet
une plus grande précision que la
KPR, présente moins de complications, une convalescence
plus rapide et un suivi postopératoire moins exigeant, tout
en étant moins éprouvant pour
l’œil.
Les
myopes,
hypermétropes et
astigmates peuvent bénéficier du
LASIK. Pour ce faire, ils doivent être animés du
désir de s'affranchir de leurs verres correcteurs et
accepter les risques de l'intervention. Visitez les
différentes sections traitant des
bienfaits et obtenez tous les renseignements sur les
critères d’admissibilité à la
chirurgie au laser.
Le médecin doit évaluer de nombreux facteurs pour
déterminer l'admissibilité d'un patient au
LASIK. Certains médecins estiment que diverses
affections constituent une contre-indication au
procédé et, le cas échéant,
n'effectueront pas celui-ci. D'autres affections peuvent compliquer
l'intervention et ainsi accroître les risques de
complications. Le patient qui souffre de l'une de ces conditions
médicales doit discuter de son admissibilité et de
ses attentes avec son médecin. Visitez notre section sur les
critères d’admissibilité.
La majorité des chirurgiens estiment que le patient qui
n'est pas importuné outre mesure par le port de verres de
contact et qui n’est pas incommodé par la
dépendance à ceux-ci doit évaluer
soigneusement les
bienfaits et les risques potentiels d’une telle
intervention. Tout dépendra de ses besoins et de son mode de
vie.
Le prix demandé varie suivant la prescription,
les troubles
de la vue et le pays d'origine. Visitez notre section abordant
les coûts. Pour les spéciaux en vigueur dans votre
région, appelez au numéro sans frais (866)
393-1515.
Le LASIK améliore la vision non corrigée, soit la vision sans verres correcteurs, de la plupart des patients soumis au procédé. Plus de 90 % des patients qui présentent une myopie faible ou modérée atteignent une vision 20/40, vision que la plupart des provinces considèrent suffisante pour conduire sans verres de contact ou lunettes. Bon nombre de patients peuvent espérer une vision 20/20 ou supérieure.
Cependant, il n'est pas garanti qu'une vision parfaite sera
obtenue. En outre, dans les cas de
myopie ou d'
hypermétropie prononcée (respectivement
supérieure à -8D et +4D), les attentes doivent
être moindres. Les personnes les plus satisfaites des
résultats d'une correction au laser mesurent parfaitement
les risques potentiels et les complications possibles et ont des
attentes réalistes quant à leur vision
postopératoire.
Le
LASIK étant un acte chirurgical irréversible, ses
effets sont permanents. Il importe toutefois de se rappeler que les
structures internes de l’oeil d'une personne peuvent toujours
changer et subir des modifications mineures. Aussi, de nombreux
chirurgiens recommandent de procéder à l'intervention
après que l'œil ait subi les changements majeurs
habituels. Ainsi, le
LASIK n'est pas recommandé pour les enfants parce que
leurs yeux sont en constante évolution. Leur vision devrait
à nouveau être ajustée quelques années
plus tard. Si le procédé est effectué
après l'âge de 18 ans, les chances de correction
stable à long terme sont supérieures. En
conséquence, une bonne conversation avec le chirurgien est
recommandée afin qu'il évalue les changements qui se
sont produits pour décider s'il faut attendre leur
ralentissement. De plus, le patient doit noter que, si les
résultats sont habituellement stables, ils peuvent
être modifiés par des procédés
complémentaires effectués ultérieurement, au
besoin.
La reprise peut constituer une solution viable aux changements
qui pourraient se produire ultérieurement, mais d'autres
options de traitement existent. Le patient doit consulter son
ophtalmologiste pour déterminer le traitement
approprié.
La durée de l’intervention est d’environ 10
minutes pour les deux yeux, incluant la création du lambeau
et l'application du laser sur le tissu cornéen. En
réalité, le temps d'application du laser est
généralement inférieur à une minute.
Visitez nos différentes sections pour en savoir plus sur ce
qui se produit
avant,
pendant, et
après l’intervention.
Le patient peut ressentir de l'inconfort ou présenter une
vision floue pendant quelques heures après l'intervention.
D'autre part, un sédatif est administré avant
l'intervention, et le patient ne peut conduire après
l'intervention ni pendant les 24 heures suivantes. Visitez notre
section pour en savoir plus sur la
reprise des activités après
l’intervention.
Le procédé est réalisé à
l'aide d'un anesthésique topique (collyre) qui insensibilise
l'œil. Un sédatif oral léger peut être
administré auparavant au patient pour l'aider à se
détendre.
Un anesthésique topique (collyre) est administré
pour engourdir l'œil afin de désensibiliser le patient
à la douleur durant l'intervention. Quand le chirurgien
applique l'anneau de succion, le patient ressent une
légère pression juste avant que sa vision ne se
dissipe pour quelques secondes. Le
microkératome (instrument utilisé pour
créer le lambeau cornéen) et le laser ne causent ni
douleur ni malaise. Pendant les quatre heures suivant
l'intervention, certains patients décrivent une
légère sensation de corps étranger dans
l’oeil, semblable à la sensation qu l’on ressent
lorsqu’on ouvre les yeux dans l'eau chlorée
d’une piscine, ou que l’on porte des verres de contact
sales. Cette sensation se dissipe habituellement après
quelques heures
Un LASIK bilatéral simultané est possible (les deux yeux en même temps). Dans la majorité des cas, le LASIK bilatéral donne de bons résultats et s'avère même sécuritaire et efficace. Plus de 95 % des gens optent pour le LASIK bilatéral simultané. Si l'opération du premier œil n'est pas parfaite, le médecin reporte celle du second œil à une date ultérieure. Pour en savoir davantage sur le LASIK bilatéral, voir le lien et les documents suivants :
• LASIK bilatéral : sécuritaire et efficace
• Complications of Laser In Situ Keratomileusis for the
Correction of Myopia, Ophthalmology, 1999; 106(1).
(Résultats de l'essai de Emory qui considère que 1
062 yeux n'ont remarqué aucune différence
statistiquement significative avec le procédé
bilatéral.)
Tout dépend de la nature du travail. Certaines
tâches qui nécessitent une vision très nette
(dentisterie, chirurgie, etc.) peuvent être difficiles
à exécuter pendant un ou deux jours. La plupart des
patients peuvent reprendre le travail dès le lendemain, si
on juge que leur vision est satisfaisante pour leur permettre
d’occuper leurs fonctions. Toutefois, certaines personnes
peuvent se sentir fatiguées le lendemain de l'intervention.
Visitez notre section pour en savoir davantage sur la
reprise des activités.
Les activités normales peuvent être reprises
immédiatement après l'intervention. Cependant,
pendant au moins deux semaines, il faut éviter toute
activité qui entraînerait la pénétration
de transpiration dans les yeux. Il est, de toute façon,
recommandé de porter des verres de protection lors de la
pratique d'un sport de contact, peu importe que l'on ait ou non
subi une intervention chirurgicale. Le chirurgien recommandera
peut-être au patient qui ne porte généralement
pas de verres de protection d'en porter pendant au moins un mois
après l'intervention. En outre, il faut éviter toute
activité sportive (telle que les sports de contact et la
natation) pendant plusieurs semaines suivant l’intervention.
Il importe de discuter avec le médecin de la reprise des
activités après le LASIK.
Cliquez ici pour en savoir davantage sur la reprise des
activités après les différents types de
chirurgie.
Le procédé
LASIK se caractérise par une récupération
rapide de la vision. La plupart des patients obtiennent une bonne
vision le jour même de l'intervention, et leurs yeux
reviennent pratiquement à la normale après une
journée. Cependant, la vision peut continuer à
s'améliorer pendant deux ou trois mois,
particulièrement si l'ordonnance initiale était
élevée. Des ajustements peuvent être
apportés si nécessaire. Le patient soumis au
LASIK
hypermétrope doit souvent attendre plus longtemps avant
de voir clairement. Normalement, cela ne se produit qu'après
deux ou trois semaines, et la vision s'améliore constamment
au courant des mois suivants.
Durant le processus de guérison, plusieurs facteurs font
en sorte que le lambeau puisse se fixer à l’œil.
Le lambeau cornéen créé lors d’un
procédé
LASIK peut se replacer en position initiale de façon
parfaite pour deux raisons :
1- Le pédicule :
Le lambeau cornéen est créé de façon
à ce qu’il reste attaché en supérieur de
la cornée. Lorsqu’il est replacé (une fois la
chirurgie complétée), ce pédicule maintient le
lambeau aligné.
2- Le lit :
Lorsque le lambeau cornéen est créé, une
légère dépression, de même grandeur, est
également créée sur la cornée. Le
lambeau, lorsqu’il est bien replacé après la
chirurgie, se maintiendra parfaitement bien sur le lit de la
cornée.
La séquence d’évènements menant au
repositionnement puis à la cicatrisation du lambeau
cornéen va comme suit :
1- Succion négative (effet de ventouse)
Dès les premières secondes et pour les
premières heures après la chirurgie, le lambeau
cornéen adhère à la cornée par un effet
de succion exercé par la cornée. C’est ce
même effet de ventouse qui permet à une lentille
cornéenne d’adhérer à
l’œil.
Si l’œil est trop sec durant cette période, la
paupière peut spontanément adhérer au lambeau
et causer son déplacement. Ceci se produit chez 0.1%
à 0.5% des patients. C’est pour cette raison
qu’il importe de bien lubrifier les yeux avec des larmes
artificielles. Toucher le lambeau peut aussi le faire
déplacer. Voici pourquoi il est très important de ne
pas se frotter les yeux après la chirurgie.
2-Scellement épithélial
Dès les premières minutes et pour les 24 heures
suivant la chirurgie, l’épithélium de surface
(la couche transparente en surface de la cornée) se
régénère et avance sur l’incision pour
sceller le lambeau. Le contact des paupières avec le lambeau
ne devrait pas le déplacer une fois que
l’épithélium est ainsi scellé. Un coup
modéré par contre, (avec un doigt, mascara ou embout
d’une bouteille de gouttes ophtalmiques), peut le faire se
déplacer.
3-Cicatrisation cornéenne stromale
Quelques semaines à quelques mois après
l’intervention, la cicatrisation se produit autour du bord du
lambeau cornéen. Ceci termine le scellement du lambeau. Seul
un coup sévère (coup de poing, balle de squash)
pourrait faire déplacer le lambeau. Après six mois,
ce n’est qu’au moyen d’instruments chirurgicaux
que l’on peut déplacer ou soulever un lambeau.
La plupart des patients qui ont eu recours au
LASIK ne portent pas de lunettes pour les activités
journalières. Cependant, le patient âgé de plus
de 40 ans peut devoir porter des lunettes pour lire en raison du
vieillissement naturel de l'œil connu sous le nom de
presbytie. Cette affection apparaît avec ou sans le
LASIK. Quelques patients auront besoin d'une ordonnance
minimale pour quelques activités comme, par exemple, la
conduite de nuit.
Non. Aucune différence notable, aussi minime soit-elle,
ne sera visible à la surface de l’œil.
La plupart des essais ont démontré que le
LASIK présente un risque minimal de complications
postopératoires. Le taux de complication global se situe
à moins 1 %. Même si une complication survient, elle
est généralement résolue dans les trois mois
suivants l’intervention et n'a aucun effet à long
terme sur la vision. Le taux de complication noté lors de
grands essais se situe entre 0,5 et 1,9 %. Toutefois, le
LASIK est une intervention réalisée sur la
délicate partie de l'œil et, comme c’est le cas
pour tout acte chirurgical, des complications sont toujours
possibles. Visitez notre section traitant de l’
innocuité. Pour obtenir des renseignements
supplémentaires, consultez notre
livret d'information sur le LASIK.
Avec l’arrivée du procédé
LASIK total, la grande majorité des problèmes de
vision de nuit sont éliminés étant
donné que la région traitée est plus grande
que la pupille dilatée. Immédiatement après
l'intervention, il est possible que le patient, si
l'éclairage est faible ou sombre, voie de faibles lueurs,
une auréole (halo) ou un rayonnement autour des sources de
lumière. Généralement, le
phénomène ne nuit pas à la conduite de soir ou
aux activités de nuit et, dans la vaste majorité des
cas, est temporaire et ne dure que quelques jours ou une semaine
tout au plus. Avec cette nouvelle
technologie, il est extrêmement rare que ce
phénomène soit permanent.
Le patient doit savoir que la sécheresse oculaire est une
complication possible mais rare et, surtout, temporaire. Le
médecin examinera minutieusement le patient qui a
déjà souffert de sécheresse oculaire ou qui a
été sérieusement importuné par le port
de verres de contact, afin de déterminer le potentiel
d'apparition de cette complication. Quoiqu'il en soit, les gouttes
lubrifiantes prescrites à tous les patients suffisent
généralement à soulager de façon
satisfaisante la sécheresse oculaire.
La plupart des individus de 40 ans et plus devront porter des lunettes pour lire si leurs yeux sont corrigés pour la distance, étant donné que ceux-ci perdront leur flexibilité naturelle en vieillissant. Cette affection, appelée presbytie, ne peut actuellement être traitée chirurgicalement. Visitez notre section pour en savoir davantage sur la presbytie et sur les procédés permettant de la corriger.
Certains patients de ce groupe d'âge choisissent une méthode de correction de la vue appelée monovision. Cette option permet au patient d'utiliser un de ses yeux pour voir à distance et l'autre de près. Bien que la monovision puisse satisfaire les besoins de certains, d’autres supportent plus ou moins bien ce léger déséquilibre visuel.
Le patient doit discuter des options avec son médecin. La
plupart des médecins suggèrent de tester pendant
quelques semaines la monovision à l’aide de lunettes
spéciales ou, encore, de verres de contact avant d'opter
pour la chirurgie. Informez-vous sur cette méthode avant
d’y procéder. Visitez la section traitant de la
monovision.
Le patient qui opte pour le
LASIK pour corriger sa vision à distance doit s'attendre
à une vision globale nette. Après le
LASIK, le patient de plus de 40 ans pourra ne pas voir
clairement de près. Normalement, il aura besoin de lunettes
pour travailler et lire de près.
Bien que le
LASIK ne soit pas un procédé cosmétique,
il est considéré comme étant optionnel. Ce
type de chirurgie est couvert par les assurances dans certains pays
européens ou asiatiques. L’assurance-maladie du
Québec ainsi que les programmes d’assurances canadiens
et américains ne couvrent généralement pas
corrections de la vue au laser. Toutefois, certaines assurances
privées remboursent une partie ou la totalité des
coûts de la procédure. Informez-vous auprès de
la vôtre.
La
KPR, ou kératectomie photoréfractive, est
semblable au
LASIK, puisque les deux procédés utilisent un
laser excimère informatisé pour remodeler le tissu
cornéen. Cependant, le LASIK préserve
l'épithélium (couche protectrice extérieure de
l'œil) grâce au lambeau créé en surface.
Pendant la
KPR, l'épithélium est enlevé par un
léger grattage de la surface. Des gouttes
anesthésiantes permettent au patient d’éprouver
le moins douleur possible. La
KPR se caractérise par une période de
guérison plus longue et souvent plus douloureuse que celle
du
LASIK.
Oui. Théoriquement, ils seront sont candidats pour un
procédé
KPR à l’exception des patients souffrant
d’une maladie auto-immune (lupus, arthrite rhumatoïde)
ou ceux présentant des problèmes cicatriciels suite
à une incision (appelés chéloïdes).
Les trois lasers mentionnés ci-dessus incorporent la
technologie du front d’onde, qui permet la correction
d’aberrations d’ordre supérieur au-delà
de la sphère et du cylindre, ce qui améliore la
vision encore plus qu’avec les lasers ne possédant pas
cette technologie.
Les trois lasers possèdent une méthode
légèrement différente de la mesure du front
d’onde. Ils utilisent chacun une forme différente de
faisceau laser, une vitesse différente et des
systèmes de suiveurs oculaires différents.
Finalement, leur ergonomie diffère aussi.
Il n’y a pas de réponse claire à cette
question. Les chirurgiens de LASIK MD croient que l’ergonomie
et le système de suiveur oculaire du système
Zyoptix
Technolas 217 Z sont préférables, alors que la
vitesse du Wavelight Allegretto est supérieure à
celle du
Zyoptix.
Ce qui importe, dans ce cas, c’est à savoir quel laser
donne les meilleurs résultats. Cette qustion est discutable,
mais les chirurgiens de LASIK MD croient que le laser
Zyoptix
Technolas 217 Z ainsi que le Wavelight Allegretto donnent des
résultats équivalents, et possiblement
supérieurs à ceux obtenus avec le système VISX
Star S3.













